| Adorno et le jazz - Analyse d’un déni esthétique | |
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Christian Béthune • 2003 Elève d’Alban Berg, ardent défenseur de la seconde Ecole de Vienne, T-W Adorno exécrait le jazz. Cette « mode intemporelle » qu’il qualifiait aussi d’« archaïsme moderne » n’était, selon lui, qu’un pur produit de l’industrie culturelle, une expression faussement libératrice de la communauté noire américaine et une régression primitive au stade sadomasochiste. Toutefois, curieusement, le philosophe, pourtant peu enclin à s’attarder sur ce qu’il abhorrait, ne cesse, presque sa vie durant, de multiplier les commentaires visant à discréditer une musique à laquelle il attribue néanmoins, de façon contradictoire, une « immortalité paradoxale »... |